Interview Loïc Parent

Le 22 février, un membre de notre groupe, Nicolas Hibert, avait un rendez-vous à l’école Art Fx où il a été pris en charge par Mr. Loïc Parent, Responsable 3D effets spéciaux, et qui lui répondu à toutes ces questions et à un interview.

Nicolas Hibert : « La 3D d’aujourd’hui a été remise au gout du jour par l’apparition de nouveaux films polarisés. Pensez-vous que le cinéma soit le meilleur moyen de diffusion d’images de synthèse ? »

« C’est le meilleur moyen aujourd’hui, mais ce n’est pas l’unique moyen. De plus, la diffusion exclusive du cinéma ne fonctionnera pas. Cela veut dire que pour le marché de la 3D se développe, il va falloir que la diffusion fonctionne au cinéma mais fonctionne aussi dans les foyers pour que le film est une vie après la diffusion au cinéma. On peut prendre l’exemple d’Avatar qui réalise aujourd’hui plus de 2 milliards de dollars de bénéfice, c’est le film qui a reporté le plus d’argent au monde ! Mais il faut que ce film ai une vie après, sur le marché de la vidéo au foyer.  »

Nicolas Hibert : A quels autres domaines que la cinématographie les images 3D s’adressent aujourd’hui ?

Loïc Parent : Concrètement, elles s’adressent aussi aux jeux vidéo, la pub et bien d’autre. Mais, il faut bien de se rendre compte de cette évolution. En effet, il faut comparer le passage de l’image en 2D en relief-3D au passage du noir et blanc à la couleur. C’est une évolution supplémentaire et qui va toucher tous les médias. Quand on va voir un film en 3D, on ressent la même sensation lorsque les gens ont découvert la couleur. Cela veut dire que pour les pubs, pour le web, pour les jeux vidéo, pour les films, la télé, les podcasts, on va passer petit à petit d’une image plane à une image en relief.

Nicolas Hibert : On entend de plus en plus des rumeurs sur des DVD Bleuray 3D qui permettront d’offrir l’impression de profondeur sur notre téléviseur grâce à un lecteur DVD adaptée Bleuray. Es que cette technologie a t’elle un avenir ou sera t’elle juste une tendance ?

Loïc Parent : Non, c’est une réalité puisque la norme Bleuray 3D a été validée il y a deux mois. C’est désormais une obligation pour les grands studios pour pouvoir faire vivre leurs films après. Cela veut dire que Avatar vient de changer toutes les données. Tout le monde attendaient sa sortie pour savoir si ça aller vraiment marcher. Maintenant que Avatar explose le box-office, tous les fabricants se démènent pour le consommateur est les moyens de diffuser un film en relief à la maison, très rapidement. La norme étant validée, on fabriquer un bleuray 3D avec un matériel déjà existant. Il n’y a pas d’autre matériel à acheter sur les lecteurs bleuray mais avoir une télé ou un rétroprojecteur capable de faire 120 hertz par seconde pour pouvoir le fluide des deux images.

Nicolas Hibert : C’est donc la création d’un nouveau marché ?

Loïc Parent : Oui, complètement. C’est ce qui va redonner un souffle à ce marché la. C’est la meilleure lutte contre le piratage.

Nicolas Hibert : Quand est-il pour les anciennes comme l’anaglyphe ?

Loïc Parent : C’est mort. Aucun intérêt pour l’anaglyphe. Ça dénature les couleurs, ce n’est pas du tout confortable. Donc ça ne sert à rien. Il n’y a plus aucune diffusion en anaglyphe commerciale. C’est sur. Ça veut dire que pour s’amuser, pour tester à la maison, avec des lunettes pas chères ou dans les magazines puisqu’on peut mettre des lunettes, ça peut avoir une pertinence mais plus du tout sur les diffusions commerciales, cinéma, pub, télé. Ça n’a aucun intérêt.

Nicolas Hibert : On remarque les images en 3D était déjà présente dans le passé, mais qu’elles ont ensuite été oubliées. La 3D serait donc un phénomène périodique même aujourd’hui ?

Loïc Parent : L’histoire du relief est très compliquée. Il y a eu plus pic de popularité du relief depuis la création au début du siècle mais jamais dans les circonstances et proportions actuelles. Ce n’est pas l’époque d’internet ni du piratage. Il y eu de grandes avancées techniques sur relief pur qui rendent la diffusion beaucoup plus confortable que ça l’était en ces moments là. Et surtout, il y eu une évolution des pensée. Le relief devient moins gadget. A l’époque, le relief était dans les parcs d’attraction pour avoirs des choses en jahissement qui sautent aux yeux du public et pour faire un effet : « Wouah ! », c’est tout. Alors que désormais les réalisateurs comprennent que ça peut être un objet de narration. Ce n’est plus du tout un gadget.

Nicolas Hibert : Es-que cela veut dire que l’évolution de la 3D n’est pas encore terminée. L’amélioration technique est-elle encore possible ?

Loïc Parent : Oui, probablement. Ça va continuer à évoluer. On espère que dans un moment on arrivera à mettre au point un système sans lunette fonctionnel. Il y a déjà des pistes comme l’alioscopie, des écrans ostostéroscopiques mais qui sont assez limités dans les angles de vue, dans les performances, et surtout qui coute très cher. Donc, ce n’est pas tout à fait présent mais je pense que s’arrivera dans un moment. Et puis, ça changera d’aller au cinéma et de mettre de grosse lunettes. Ce n’est pas terrible.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site